Accueil du site | Accessibilité | Rechercher | Menu | Contenu | Plan du site | | Contact

PCF LAVAUR

PCF LAVAUR

 
Statistiques du site
Visites :
111 visiteur(s) connecté(s)
4 visiteurs par jour
28806 visiteurs depuis le début
Publication :
185 Articles
7 Brèves
5 Sites référencés

MANIFESTATION A TOULOUSE LE 9 AVRIL

8 avril 2005 - Dernier ajout 15 mars 2005


RASSEMBLEMENT REGIONAL SAMEDI 9 avriL à TOULOUSE CONTRE la PRISON POUR JEUNES de 13 à 18 ans POUR L’EDUCATION et la PREVENTION

à 10h30 Place du CAPITOLE.

A l’appel du PCF, de la FSU, du SNPES-PJJ, de la LDH, du Syndicat de la Magistrature, de Ras L’Front

Déjà 2000 personnes ont pétitionné, une manifestation importante de 800 personnes a eu lieu à Lavaur le 5 février. Plusieurs réunions sont organisées. Il s’agit de poursuivre l’action pour dire :

NON à une loi dangereuse

La loi Perben 2002 a prévu la création de 7 « établissements pénitentiaires pour mineurs » (E.P.M.) dont un à Lavaur (Tarn) pour les régions Midi-Pyrénées et Aquitaine.

On passerait de 900 places à 1500 alors que le nombre de mineurs incarcérés a, heureusement baissé, en deux ans (de 900 à 600 mineurs détenus selon les chiffres du ministère).

A partir de 10 ans, un enfant qui commet une incivilité peut entrer dans les rouages judiciaires. A l’âge de 13 ans, pour un délit, il peut être placé sous contrôle judiciaire et, en cas de manquement, être conduit en prison.

La contrainte pénale devient la réponse quasi uniforme au traitement de la délinquance. On assiste à une multiplication sans précédent des places en détention (8 fois + dans notre région) et à un risque de banalisation des incarcérations de mineurs.

PRISON ne rime pas avec EDUCATION Annonce : Ces prisons seraient des « écoles 5 étoiles » : on y trouverait tous les enseignements qui disparaissent de nos collèges (enseignements artistiques, théâtre, EPS, enseignement technique, etc) Réalité :Cela sera quand même une prison aux murs de 6 m de haut ; un éducateur et un surveillant pénitentiaire pour chaque jeune. Annonce : 150 emplois créés par établissement pour 60 jeunes : quel aveu cynique et fallacieux ! Va-t-on mettre des jeunes en prison pour que des adultes : leurs parents ? travaillent ?

Réalité : Les personnels de l’administration pénitentiaire, de la PJJ et les enseignants représenteront 80% des 150 agents ; il s’agira de redéploiements et de mutations.

NON à un gâchis humain et financier :

80% de récidive, après incarcération Dans les centres éducatifs ouverts, il y a 60% de réussite. C’est en 1979, que le ministre Peyrefitte a fermé les derniers établissements à caractère carcéral ; « ils étaient de véritables cocottes minutes, lieux criminogènes et violents... » L’argent investi dans les prisons est retiré des budgets de l’éducation et de la prévention : 7 prisons = 93 millions d’euros : une prison = 12 millions d’euros En Midi-Pyrénées cette somme correspond à 8 ans de budget de fonctionnement de la Protection judiciaire de la jeunesse pour la prise en charge de 1200 jeunes (par an) en difficulté dans la même région ! Dans le même temps, le « quartier mineurs » de la prison de Toulouse Seysses est occupé à moitié de sa capacité.

OUI à la prévention et à l’éducation

Ce sont les mêmes députés (dont le député-maire de Lavaur) qui favorisent les délocalisations, le chômage, qui réduisent les moyens de l’éducation nationale, qui refusent d’augmenter le Smic et qui veulent construire des prisons pour mineurs. Or, la délinquance s’enracine dans l’aggravation des inégalités sociales : d’un côté la marginalisation, la dégradation de l’habitat, l’échec scolaire, la mal-vie et de l’autre l’accumulation insolente de richesses fabuleuses. Pourquoi tourner le dos à l’ordonnance de 1945 qui affirme la primauté de l’éducatif sur le répressif ? Pour satisfaire une partie de l’opinion publique qui a subi une sur médiatisation des faits de délinquance, que l’on endort en faisant croire que la répression est la solution pour supprimer la délinquance.

Exigeons la mise en œuvre de véritables solutions !

Pour réduire la délinquance, il faut créer des emplois dans les établissements scolaires, dans les services de la Protection judiciaire de la jeunesse, dans les associations qui s’occupent de la réinsertion. Il faut que les jeunes en difficulté soient entourés et pris en charge par des professionnels dès que les problèmes apparaissent.

Mobilisons-nous et manifestons le samedi 9 avril pour empêcher la construction de cette prison régionale à Lavaur, et exigeons des moyens pour l’éducation et la prévention. Une société qui n’a d’autre projet que de punir sa jeunesse sans lui assurer une éducation et une protection, condamne son avenir !


calle

calle