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PCF LAVAUR

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Suppression de la cotisation sociale = danger pour la Sécurité sociale

29 novembre 2017


Le président de la république a annoncé sa volonté de supprimer les cotisations sociales maladie et chômage soi-disant pour augmenter le pouvoir d’achat. Non seulement les salariés n’ont rien à y gagner mais c’est une attaque très grave contre la Sécurité sociale et l’Unedic :

La Sécurité sociale est financée par les cotisations salariales et patronales (incluses dans le salaire brut), par la CSG (qui est un impôt) et par des taxes. Macron dans la continuité des gouvernements précédents veut aboutir à ce que la Sécu ne soit plus financée par les cotisations mais par l’impôt (la CSG qui augmente de 1,7 % fusionnerait avec l’impôt sur le revenu). Ainsi les patrons n’auraient plus à payer de cotisations. Et le budget de la Sécu serait entièrement dépendant des choix budgétaires du gouvernement ; ainsi la Sécu pourrait se retrouver dépouillée ce qui ouvrirait toutes grandes les portes aux assurances privées qui gonfleraient les tarifs puisque les assurés n’auraient le choix que de payer ou de ne pas être soigné.

Michel Etiévent, historien, a écrit :

Les Français sont-ils conscients de ce qu’ils sont en train de perdre avec les attaques contre la Sécurité sociale  ? Ce formidable projet de société qui, selon Ambroise Croizat, devait «  mettre fin à l’obsession de la misère  », est aujourd’hui en passe de s’effondrer sous les coups de boutoir du gouvernement contre ce qui fait son fondement  : la cotisation sociale. Dès 1946, un continuum de plans de casse n’a cessé de mettre à mal une institution devenue pierre angulaire de notre identité sociale. Aux oppositions de la droite, du patronat, des médecins libéraux, un moment tues par le rapport de forces de l’époque, se sont ajoutés une avalanche de réformes, passant par les ordonnances de 1967 de De Gaulle qui ont fait basculer sa gestion dans les mains du patronat, les plans Barre, Fabius, l’impôt CSG de Rocard. Viendront ensuite les mesures de Georgina Dufoix imposant des déremboursements successifs, les lois Veil, Balladur allongeant la durée de cotisation, les plans Juppé puis Chirac, Raffarin attentant aux retraites, les lois Jospin de 2001 imposant les normes européennes aux mutuelles. Sans oublier l’ordonnance Douste-Blazy de 2004 qui videra les conseils d’administration de leurs pouvoirs, l’instauration de la tarification à l’acte, les lois Bachelot confiant le pilotage de la protection sociale aux «  préfets sanitaires  » des agences régionales de santé. En imposant l’obligation de la mutualité d’entreprise, l’ANI 2013 accélérera la privatisation. Si la destruction affichée de la cotisation sociale n’est pas récente, elle est aujourd’hui frontale. Le rêve du patronat est devenu une arme de gouvernement. Il importe de rappeler la quadruple peine qu’elle impose aux bénéficiaires. Elle est tout d’abord une amputation directe du salaire dont la cotisation est partie intégrante. C’est un «  salaire socialisé  », fondé sur les richesses créées dans l’entreprise.

La seule création de richesses qui va directement du cotisant vers le bien-être des gens sans passer par la poche des actionnaires. Si le salaire net c’est pour le quotidien du mois, le salaire brut c’est pour la vie. La deuxième peine réside dans la destination même de cette «  économie  » patronale. Elle n’ira ni vers l’emploi, ni vers l’investissement, mais servira à augmenter les marges patronales et à nourrir les actionnaires. À cette atteinte aux salaires, s’ajoute la troisième peine  : la hausse de la CSG qui alourdit la feuille d’impôt, fiscalise et étatise un peu plus encore la Sécurité sociale. Depuis 1995, la part de la fiscalisation dans le financement de la Sécu est passée de 4,9 % à 28 %, tandis que celle de la cotisation sociale tombe de 86,8 % à 67,3 %. Imagine-t-on ce que pourrait devenir une Sécurité sociale abandonnée aux mains de l’État  ? Une seule ordonnance, à l’image de ce qu’a vécue l’Espagne, pourrait engendrer coupes drastiques ou, pire, privatisation immédiate. La quatrième peine est encore plus lourde. Par la fin du principe de solidarité, la mort de la cotisation sociale n’est rien d’autre que celle de la Sécu. Une coquille vide livrée au privé, aux assurances santé inégalitaires et coûteuses. La fin droit de vivre dignement.(extrait de « A. Croizat ou l’invention sociale » de Michel Etiévent- Ed.GAP »

Qui est le fondateur de la Sécurité sociale ?

L’ouvrier métallo communiste devenu ministre, AMBROISE CROIZAT est le créateur de la Sécurité sociale. Avec le peuple de France, fort d’un rapport de force qui s’appuyait sur un parti communiste à 29 % des voix, une CGT à cinq millions d’adhérents, une classe ouvrière grandie par son action dans la résistance, un patronat sali par sa collaboration avec le fascisme. Avec les militants CGT qui ont mis en place les caisses .Malgré l’opposition violente de la droite, des assurances privées, des médecins, des patrons, des notables mutualistes).

Aujourd’hui comme hier, un rapport de forces construit dans la lutte, la grève et la manifestation pour imposer des conquêtes sociales ! Communistes, nous sommes déterminés à agir pour « démonter » les mesures rétrogrades, pour construire les convergences de lutte entre tous les travailleurs du privé et du public, les chômeurs, les retraités, contre les reculs sociaux et pour construire une société libérée de la domination des capitalistes. Rien à attendre d’une prochaine duperie électorale ni d’un sauveur suprême.

Je souhaite devenir membre du PCF pour participer à ces combats pour des conquêtes sociales et pour la rupture avec le capitalisme. NOM PRENOM Tel/mail Adresse Signature Bulletin à renvoyer à PCF- BP09- 81500 LAVAUR

Site : www.pcf-lavaur.org Lavaur le 01/12/2017


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