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PCF LAVAUR

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Des nouvelles des détenus politiques marocains

4 mai 2012


Ezedine Eroussi est libre depuis le premier mai 2012.

Nos hautes salutations et considérations à ce grand militant qui a bravé le tortionnaire. Nous saluons son courage, sa détermination politique hautement forte et solide.

Nous saluons également ses camarades libérés depuis le 18 avril 2012.

Ce sont Mohamed Ghaloud, Mohamed Fetal, Mohamed Zeghdidi et Ibrahim Saidi. Ces grands militants ont écrit avec leur souffrance, leur bravoure, leur moral d’acier, l’histoire des luttes du peuple marocain qui combat pour sa liberté et sa dignité contre un régime en place qui ne se souci que de ses intérêts et de se maintenir contre les vents de changement qui traversent le Maroc.

Dans ce pays, le Maroc, la résistance est d’actualité. Ezedine Eroussi, Mohamed ghaloud, Mohamed Fetal, Mohamed Zeghdidi, Ibrahim Saidi ont été dans la prison, dans les premières lignes de combat et de lutte du peuple marocain contre le régime en place. Ces militants ont fait la preuve par leur engagement, par leur face à face avec les tortionnaires de la nature même antidémocratique du régime. Ils ont fait démonstration par leur détermination que le peuple marocain engage sa lutte contre le pouvoir. Ce dernier est aidé dans son administration répressive du peuple marocain par ses alliés et partenaires, l’Union Européenne (par exemple voir la lettre de la Haute représentante de la commission européenne, madame Catherine ASHTON datée du 23 mars 2012 ).

L’ÉTAT marocain s’acharne encore sur Ezedine Erroussi et ses camarades libérés depuis le 18 avril 2012 ( groupe de Fès), en dehors de la prison. Aucune prise en charge médicale, aucun suivi médical n’est prescrit à ces grands militants qui ont subi tous les vices, toutes les tortures inimaginables, comme la photo d’Ezedine Eroussi en témoigne.

C’est l’image de tous ceux qui ont entamé des grèves de la faim illimitées face aux tortionnaires. Beaucoup de braves militants ont été dans la même situation que celle d’Ezedine Eroussi et ont perdu la vie dans les geôles du régime (Saidia, Douraidy, Belhaouari, Chebeda, etc). Les années de plomb continuent contrairement à ce que peuvent véhiculer les organes de presses. Cette presse qui a tenu à s’absenter à la sortie d’Ezedine de sa prison. Aucun organe de presse ne s’est déplacé pour informer son public, aucune chaine de télévision n’a dépêché ses journalistes. Aucune délégation syndicale ou politique n’a fait le déplacement à l’hôpital Suissi où Ezedine Eroussi était entre la vie la mort. Pourtant ce même hôpital est au cœur de la capitale, Rabat, qui abrite tous les bureaux de presse et de correspondants mais aussi les sièges de toutes les organisations syndicales et politiques.

Ezedine a été reçu par sa famille et ses camarades, il faut noter aussi la présence de la présidente de l’AMDH, Khadija Ryadi et le secrétaire général de l’AMDH, Hassan Aharrath. Ce sont ces camarades, ses amis et sa famille sous silence médiatique et politique terrible qui se sont chargés de le recevoir comme un Héros à sa sortie. Sa famille et ses camardes ont noté l’absence même des médecins, l’absence même de la police !!! Ezedine sortait de sa prison tête haute, solide moralement et sur sa chaise roulante. Il a fallu que ses camarades et sa famille le transportent dans une clinique privée pour examen et soins avant de supporter le transport jusqu’à Taza dans les véhicules privés de ses camarades. Au téléphone, on entend à peine la voix d’Ezedine Eroussi , ce sont ces camarades et sa famille à son chevet qui prennent le relai pour finir la communication. Ezedine est actuellement à l’hôpital de Taza sous perfusion.

Par ailleurs d’autres militants sont encore en grève de la faim illimitée dans la prison de Taza. Ils sont au nombre de cinq.

Dans quel état sont-ils ? Un peu moins, un peu plus grave qu’ Ezedine Eroussi ? Nous condamnons le traitement réservé à ces militants emprisonnés, torturés pour la simple raison qu’ils sont des militants qui aspirent et militent pour le changement radical au Maroc. Ce sont les militants du mouvement syndical des étudiants au Maroc, ce sont les militants du mouvement dit « mouvement 20fevrier » qui traverse le pays.

Les quatre détenus politiques libérés en grève de la faim (86) de la prison de Fès sont aussi faibles physiquement, autant qu’Ezedine Eroussi. C’est leur moral d’acier et leur conviction qui les tiennent en vie. Mohamed Ghaloud a certainement besoin, en plus des soins et analyses médicaux, de suivi et de prise en charge psychologique, vu la nature et l’ampleur des tortures qu’il a subies dans les centres de torture de la police. IL en souffre énormément.

L’ÉTAT MAROCAIN EST ENTIEREMENT RESPONSABLE DE CE QU’ONT SUBI CES MILITANTS, RESPONSABLE DU TRAITEMENT ET DE SES CONSÉQUENCES QUE LES ADMINISTRATIONS POLICIÈRES, PÉNITENTIÈRES JUDIRIQUES ET POLITIQUES ONT RESERVÉS ET INFLIGÉS À TOUS CES MILITANTS EMPRISONNÉS POUR LEUR ENGAGEMENT AUPRÈS DU PEUPLE MAROCAIN DANS SES LUTTES ET COMBATS POUR SON AUTODETERMINATION ET DE SA DISPOSITION DE SOI-MÊME.

Nous continuons notre combat avec force auprès de ces militants de la liberté et de la dignité de tout un peuple. Nous leur manifestons tout soutien moral et matériel possible. Nous agirons auprès des instances et administrations compétentes au niveau national et international pour exiger la prise en charge morale et matérielle de tous ces détenus politiques. Nous sollicitons toutes les bonnes volontés pour qu’elles nous rejoignent et appuient notre démarche.

Moha OUKZIZ pour Le comité de soutien.


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