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PCF LAVAUR

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Intervention de D.NEGRI au conseil national du PCF

10 novembre 2011


Conseil national du PCF des 21 et 22 octobre 2011

Intervention de Dominique Negri, fédération de l’Isère

Rupture avec l’UE du capital et son instrument, l’euro : la direction du Parti doit cesser d’esquiver la question.

L’orientation euroconstructive du Parti de la gauche européenne [d’ailleurs appointé par la Commission européenne] ne peut être transposée, comme ça, dans le PCF, de même que les conceptions de Jean-Luc Mélenchon dont je rappelle qu’il a voté pour Maastricht.

Quand j’entends avancer la perspective d’une réorientation progressiste de la BCE, je vois un mirage réformiste qui contribue gravement à réhabiliter une institution conçue contre les peuples et les démocraties nationales.

Quand j’entends Pierre Laurent redouter que « l’UE vole en éclats si on ne la refonde pas », je suis surprise. Pour moi, si on combat le capitalisme, on combat l’UE !

Les peuples font l’expérience douloureuse depuis 10 ans de l’euro. Tout ce que le PCF avait analysé et dénoncé dans les années 90 se réalise : concurrence accrue entre les peuples, délocalisations, reculs sociaux, renforcement des dominations impérialistes etc.

Depuis plusieurs mois, gouvernements, UE et BCE saignent les peuples pour « sauver l’euro » qui n’a sauvé personne de la crise au contraire.

D’un côté, il y a une « union sacrée » pour « sauver l’euro » et utiliser la crise pour aggraver la tutelle de l’UE sur les nations. Elle réunit aussi bien Sarkozy, Hollande, Aubry, Zapatero, Merkel… La pression de l’idéologie dominante est immense, inédite, pour défendre l’euro.

De l’autre côté, le rejet de l’UE du capital grandit. Son caractère de classe s’affirme encore davantage que lors des référendums nationaux, comme en France de 1992 et de 2005.

La France n’a pas la même place dans l’UE que la Grèce. La sortie de la France de l’euro signifierait la fin de l’euro.

Une grande campagne politique est possible pour infliger une défaite majeure au capital. Je pense qu’elle est nécessaire, fondamentale pour démasquer et combattre le consensus des forces politiques de l’alternance. Celles-ci ont soigneusement délégué à l’extrême-droite nationaliste le soin de dévoyer l’opposition à l’euro et à l’UE, parfois certaines de nos positions historiques. Il est extrêmement dangereux de laisser faire.

Nous sommes 7 membres du Conseil national à avoir appelé à une campagne nationale du PCF pour la rupture avec l’UE du capital et la fin de l’euro (en lien sur vivelepcf.over-blog.fr). Le lien peut être établi rapidement avec la politique du pouvoir et ses effets.

Il est complètement anormal que ce point de vue, émanant de responsables communistes, ne soit pas publié dans l’Huma, ne soit pas discuté. J’appelle la direction à l’organisation d’un débat au niveau du CN, dans le Parti sur cette question. C’est urgent. Je rappelle que le congrès ordinaire où cette question aurait dû être discutée a été annulé.

La bataille contre l’UE du capital est une bataille internationaliste. Tout ce qui est gagné dans un pays sert les autres peuples. Le PCF a une immense responsabilité à poursuivre son combat historique, pour le rejet de l’application des traité et directives européens, contre l’euro.


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