Accueil du site | Accessibilité | Rechercher | Menu | Contenu | Plan du site | | Contact

PCF LAVAUR

PCF LAVAUR

 
Statistiques du site
Visites :
21 visiteur(s) connecté(s)
69 visiteurs par jour
31735 visiteurs depuis le début
Publication :
188 Articles
7 Brèves
5 Sites référencés

PERCEE SPECTACULAIRE DU PARTI COMMUNISTE GREC

19 novembre 2010
par L. Paulin

Le Parti communiste grec enregistre une percée spectaculaire avec près de 12 % des voix aux élections locales du 7 novembre 2010 et se pose comme alternative au consensus de droite PASOK-ND.

Les deux partis dominants ont été lourdement sanctionnés lors de ce scrutin. Le PASOK obtient 35 %, soit une chute de huit points par rapport au législatives de l’an dernier, tandis que la ND atteint péniblement les 31 %, un recul de deux points par rapport à son score catastrophique de l’an dernier.

Outre ces estimations relatives, le fort niveau de l’abstention (autour de 45 %) est l’expression d’une vaste désaffection vis-à-vis de la vie politique incarnée par les deux grands partis. Beaucoup de travailleurs Grecs ne croient plus à un jeu politique où tout semble « bonnet blanc et blanc bonnet » et ne semblent pas encore avoir trouvé l’alternative à ce marché de dupes.

Or, cette alternative existe, et de nombreux Grecs l’ont trouvée : c’est le Parti communiste grec (KKE).

Force motrice du « Rassemblement démocratique », le KKE avait décidé de refuser de rentrer dans le jeu des combinaisons locales et décidé de faire de cette élection locale une élection à enjeu national, un moment d’éclaircissement et d’exposition de son programme, de mobilisation et d’action dans sa longue lutte contre le plan d’austérité du gouvernement socialiste.

Le pari est réussi : , le Parti communiste grec obtient 12 % des voix, soit 4 points de plus que son résultat des élections législatives de 2009, pourtant déjà encourageant.

Symptomatique de cette percée historique, dans la région cruciale de l’Attique, le candidat communiste tête de liste du « Rassemblement démocratique », Anastasios Pafilis obtient 14,25 %.

Le Parti communiste grec (KKE) s’impose sans aucune équivoque comme la troisième force politique du pays et comme le parti de l’alternative en Grèce.

A sa droite, le ballon de baudruche de SYRIZA-SYNAPSISMOS ne cesse de se dégonfler. Coalition électoraliste d’éléments disparates allant de la gauche social-démocrate aux trotskistes, cette auberge espagnole a souvent été présentée complaisamment par les médias comme l’« alternative de gauche » au PASOK. Mais SYRIZA obtient moins de 5 % des voix : miné par des dissensions internes sur fond de querelles politiciennes, il est au bord de l’implosion.

Confrontés à une machine médiatique les discréditant et les réduisant au silence, les communistes grecs n’avaient qu’un seul antidote valable à l’idéologie dominante pour les travailleurs qu’est l’organisation de classe et de masse, enracinée sur les lieux de travail et dans les quartiers, portant un programme et un projet de société clair et alternatif.

Comme l’a souligné Aleka Papariga, secrétaire générale, après l’annonce des premiers résultats, ces élections sont un signal positif pour le KKE, mais ils n’ont de sens que si les communistes l’utilisent pour intensifier la lutte, pour contribuer à renforcer l’organisation des travailleurs et du peuple grec contre les mesures à venir.

Avec une conception aussi saine du rapport élections-lutte, la subordination du premier comme moment à l’activité principale du parti qu’est le second, une organisation aussi forte idéologiquement qu’organisationnellement, le résultat du KKE n’est en rien une surprise. Conserver sa raison d’être de communistes paye, même électoralement !

Ce résultat constitue pour nous, communistes français, un exemple dont nous ne pouvons que nous féliciter.

Le site de nos camarades grecs : http://www.kke.gr/


calle

calle