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PCF LAVAUR

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UNION des salariés, jeunes, retraités, CONVERGENCE des luttes, Jusqu’au RETRAIT du projet de loi Woerth

21 octobre 2010


Personne ne conteste plus l’ampleur de l’opposition au projet gouvernemental de casse des retraites. Défense de rire : même Villepin conseille, plein de bon sens, à Sarkozy de ne pas s’obstiner comme lui-même en 2006 pour le CPE.

Un rapport de force exceptionnel existe pour obtenir son retrait mais chacun est conscient que la partie n’est pas gagnée pour le monde du travail.

Le pouvoir cherche à passer en force, escomptant toujours que le mouvement social s’épuise. Il brusque les sénateurs pour précipiter leur vote. Pour l’instant, c’est le contraire qui s’est produit du 7 septembre au 2 octobre en passant par le 23 septembre.

Le choix du gouvernement oblige à passer à l’étape supérieure.

A partir du 12 octobre, c’est le moment.

Les media ont entamé une campagne sur le sacrifice que représente la grève. C’est sûr que ça coûte cher. Mais combien coûte à chaque ménage la politique du gouvernement ?

Il est nécessaire de toucher le véritable commanditaire de la contre-réforme des retraites : le patronat. Des salariés en assemblée, des syndicats d’entreprise, des fédérations syndicales, du public comme du privé, des unions départementales, de plus en plus nombreux, prévoient la grève reconductible.

Beaucoup d’autres la mettront en débat le 13. La position des confédérations syndicales, de chacune d’entre elle, sera déterminante pour amener à l’action ceux pour qui la grève est encore plus difficile et inhabituelle. Souvenons-nous qu’en 1995, il a fallu plusieurs jours avant que la grève d’ensemble prenne. En 2010, affaibli, illégitime, le pouvoir ne pourra pas tenir aussi longtemps qu’en novembre/décembre 1995 avant de céder.

Le pouvoir joue inlassablement la division. Renforçons encore les convergences !

Malgré ses moyens médiatiques, le gouvernement ne réussit pas.

Salariés du privé, fonctionnaires ou salariés des entreprises publiques savent qu’ils sont tous concernés directement par le projet de loi, par la retraite à 62 ans. C’est dans le texte.

Les actuels retraités ne seront pas épargnés, contrairement aux affirmations du président. Leurs pensions continueront de perdre du pouvoir d’achat tous les ans. La loi Woerth passée, le gouvernement a déjà programmée un projet de loi sur la « dépendance » avec une augmentation de plusieurs points de leur taux de CSG.

Les jeunes, étudiants et même lycéens, comprennent que la bataille contre le chômage, la précarité des débuts de carrière, pour leur formation est directement liée à celle des retraites.

Au-delà, l’enjeu de la lutte est général. C’est « stop ou encore pire ».

En abattant l’acquis social historique de la retraite à 60 ans, le gouvernement et le MEDEF veulent pouvoir accélérer encore leur politique antisociale, contre la Sécurité sociale, le droit du travail, le statut de la fonction publique, les services publics…

La convergence des luttes, celle des salariés de l’automobile comme celle des étudiants, celle des ouvriers des raffineries ou celle des agents des crèches, se construit. Elle est décisive.

Dans ce contexte, le patronat, très silencieux, commence à lâcher du lest. Les salariés des Monoprix à Marseille viennent d’obtenir une victoire historique. Dans les banques, qui ont renoué avec les milliards de profit, le patronat commence à concéder des propositions d’augmentation moins dérisoires.

Ces avancées représentent autant d’encouragements, à pousser plus loin la mobilisation, tous ensemble.

Toutes les luttes alimentent la bataille des retraites.

Une victoire sur les retraites rejaillira sur toutes les luttes sectorielles.

Devant le nouvel essor du mouvement, gouvernement et patronat vont essayer de désamorcer la grève en visant certaines catégories plus en pointe.

Les propos du ministre Chatel (« manifester, c’est dangereux ») sonnent comme une menace répressive à l’encontre des jeunes, des lycéens. Il faut la prendre très au sérieux.

Le pouvoir pourrait tenter de proposer des dispositifs particuliers prétendant prendre en compte la pénibilité dans certaines branches pour aider les entreprises à se débarrasser de leurs salariés âgés sans embauche.

Pour l’instant les « bouger » en faveur des mères de 3 enfants et plus nées entre 1950 et 1955 ou sur la pénibilité sont infimes. Au contraire même, le gouvernement a chargé la barque à l’Assemblée en ajoutant, par amendements, la casse de la médecine du travail à celle des retraites.

Continuons, amplifions le mouvement jusqu’au retrait du projet de loi Woerth !

Le retrait du projet de loi, le maintien du droit à la retraite à 60 ans constituent l’objectif immédiat, le plus évident. C’est le préalable à toutes les autres revendications.

La défense de notre système de retraite solidaire par répartition, du droit effectif de partir à 60 ans passe aussi, nous le pensons, par l’abrogation des lois Balladur 93 et Fillon 2003, notamment par le retour aux 37,5 annuités au lieu de l’allongement sans fin. Elle passe aussi par la suppression des 33 milliards d’euros exonérations de cotisations patronales, par la défense intransigeante du financement solidaire par la cotisation. La prise en compte de la pénibilité, des retraites anticipées à 55 ans, passe par le rejet du report de deux ans de tous les droits existants.

Gagner le retrait du projet de loi Woerth, c’est maintenant et par la lutte, pas en 2012 par des promesses.

Toutes les organisations de gauche suivent le mouvement. Très bien ! Mais, objectivement, aujourd’hui, ce sont les luttes qui portent la perspective de changement politique et pas la « gauche ».

L’accord sur le fond du PS avec la droite va de l’allongement de la durée de cotisation aux orientations européennes de Lisbonne. Le 2 octobre, Martine Aubry reprochait à Sarkozy de ne pas avoir suivi les exemples allemands ou belges, ceux d’une « réforme » (d’une casse des retraites) en douceur, concertée. En 1997, la « gauche plurielle » n’est pas revenue sur la loi Balladur. Quelle promesse croire pour 2012 ?

La bataille décisive n’a pas lieu non plus au Sénat où les jeux sont faits. Les grands discours des matadors de gauche sont gratuits. Beaucoup plus utiles sont les interventions des sénateurs communistes pour décrypter le projet de loi et les mauvais coups cachés.

Une partie de la gauche, avec Ségolène Royal et l’ancien sénateur PS Mélenchon, met en avant une fausse bonne idée, celle de demander un référendum sur les retraites. Cette revendication détourne de la lutte, renvoie encore à un vote, en définitive vers 2012.

L’heure est moins que jamais, pour nous communistes, aux calculs électoraux et aux recompositions politiciennes.

Nous mettons toute notre énergie, notre organisation, nos analyses, nos propositions, nos actions au service de la lutte et de son succès. Les luttes portent l’alternative politique.

Après le 12 octobre, faisons encore monter la pression ! Jusqu’à ce que le gouvernement lâche !


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