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L’ENSEIGNEMENT PUBLIC EN DANGER

28 mars 2010 - Dernier ajout 8 juin 2010


16300 : c’est le nombre d’emplois que le gouvernement et le ministre Chatel veulent supprimer dans l’éducation nationale en 2010.

Au total, cela fera 80 000 postes liquidés entre 2007 et 2012 si on laisse faire.

Le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux a de graves conséquences :

Þ quand un professeur part à la retraite et n’est pas remplacé, les effectifs des classes augmentent.

En collège, les classes à 29 ou 30 se généralisent ; en lycée, elles sont autour de 35 élèves.Quand les classes sont à 29 ou 30, l’enseignant ne peut pas apporter l’aide nécessaire aux enfants en difficulté.

ÞOn déshabille Pierre pour habiller Paul. Par exemple, en collège soit ce sont les dédoublements en technologie ou sciences (destinés à permettre les expériences et les manipulations) qui sont supprimés , soit on diminue les heures au français ou au math, alors que tout est nécessaire. C’est à chaque établissement de décider la matière qu’il va sacrifier pour gérer la pénurie.

Þ La réforme Chatel prévoit l’extinction des conseillers d’orientation psychologues. A partir de la 3ème, se pose la question de l’orientation : c’est pour beaucoup de parents, le vrai casse-tête. Or, aider des élèves à choisir leur orientation, c’est un métier ...un métier qui s’appelle conseiller d’orientation psychologue ; ils sont très peu nombreux ; chacun couvre plusieurs établissements (environ 2000 élèves). Ce sont donc les professeurs qui ne sont pas formés pour cela qui doivent les suppléer.

La réforme Chatel dans les lycées : Le ministre parle d’un essor de l’accompagnement personnalisé quand les effectifs des classes augmentent encore, que les heures dédoublées disparaissent et que l’aide individualisée en seconde est supprimée.

Þ Les décrets « autonomisent » jusqu’à un tiers des cours. Cela veut dire que les enfants ne recevraient plus le même enseignement sur tout le territoire national. Cette autonomie des établissements provoquera des disparités et creusera des inégalités. C’est le chef d’établissement qui choisira ; on s’oriente vers le lycée-entreprise avec un patron.

Avec l’autonomisation des établissements, on met le pied dans l’engrenage concurrentiel, dans le lycée à différentes vitesses.

Þ L’un des objectifs de la réforme Chatel, c’est de s’attaquer au développement de l’esprit critique.

L’histoire-géographie serait supprimée en Terminale S......juste au moment où le lycéen devient électeur !

Les programmes des Sciences économiques et sociales seraient modifiés : l’étude du chômage et de ses causes disparaîtrait des cours. Le gouvernement ne veut pas que les élèves acquièrent des connaissances et des outils pour comprendre la société. Les nouveaux programmes visent à faire rentrer les élèves dans la logique du patronat.

Le capitalisme et son idéologie inculqués dès l’école, c’est ce que réclame depuis longtemps le Medef. Sarkozy et Chatel exaucent son vœu.

Tous les citoyens sont concernés.

Mobilisons-nous pour :

ð Le retrait de la réforme Chatel ð L’arrêt des suppressions de postes et le recrutement des personnels dont nous avons besoin

ð La défense des enseignements dans le pluralisme qui ouvre l’esprit critique des élèves.

La convergence des luttes avec les étudiants et les chercheurs, avec les personnels hospitaliers, avec tous les salariés du public et du privé doit se réaliser en 2010 pour mettre en échec la politique de casse de Sarkozy.

A savoir : La suppression des 16 300 emplois est censée faire « économiser » 400 millions d’euros à l’Etat. Mais le gouvernement trouve ces 400 millions d’euros pour faire la guerre en Afghanistan, 700 millions pour rembourser des impôts aux plus riches 1 milliard pour acheter des vaccins en trop aux laboratoires pharmaceutiques, 32 milliards pour exonérer le patronat de cotisations sociales.


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